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Le macro-planning : cadrer avant d’entrer dans le détail
Un planning de haut niveau, dix à vingt lignes, bâti avant le planning détaillé. C’est ce sur quoi on s’engage — le détail n’est que la façon dont on compte y arriver.
Un macro-planning, c’est le projet vu d’en haut : une poignée de phases, leur enchaînement, leur durée approximative et les jalons qui les séparent. Dix à vingt lignes, rarement plus. Il se construit au cadrage, avant que quiconque ait découpé le travail en tâches, et c’est la version dont se serviront réellement le sponsor, le comité de pilotage et les autres projets.
Pourquoi commencer par là plutôt que par le détail
Le détail avant le cadrage produit un planning qu’on ne peut pas arbitrer : 600 tâches dont la date de fin cumulée est un résultat, pas un choix. Partir du macro-planning inverse la logique. On décide la forme du projet — combien de phases, dans quel ordre, pour quelle échéance — et le découpage détaillé doit ensuite tenir dedans, ou démontrer qu’il ne peut pas. Le désaccord a lieu en semaine deux, pas au sixième mois.
Ce qu’il contient et ce qu’il ne contient pas
Il contient les phases, les jalons, les dépendances majeures et les contraintes externes non négociables — une échéance réglementaire, un gel saisonnier, une ressource disponible seulement au second semestre. Il ne contient pas les tâches individuelles, les noms de personnes ni les dates au jour près. Chaque fois qu’on en ajoute, le macro-planning perd la propriété qui le rend utile : tenir sur un écran.
C’est un engagement, pas un brouillon
Le macro-planning est le niveau auquel un projet est comparé aux autres du portefeuille : c’est donc le niveau auquel il est engagé. Cela signifie qu’il ne se réécrit pas en silence : quand une phase bouge, le macro-planning bouge, cela se voit, et quelqu’un décide. Un macro-planning discrètement recalé sur le planning détaillé a cessé d’être une référence.
Le tenir en phase avec le détail
Le mode de défaillance est connu : le macro-planning est dessiné une fois dans une présentation, le planning détaillé vit dans l’outil, et trois mois plus tard les deux se contredisent. La seule réponse durable est qu’ils soient le même objet à deux niveaux de zoom, et non deux documents tenus par deux personnes.
Le macro-planning dans FoxPlan
Dans FoxPlan, le macro-planning est le niveau haut du même Gantt : des tâches résumées portent les phases, leurs dates étant déduites de ce qu’elles contiennent, et des jalons marquent les transitions. Repliez l’arbre, vous avez le macro-planning ; dépliez-le, vous avez le détail — avec la garantie qu’aucun des deux ne peut dériver de l’autre, puisqu’il n’y a qu’un seul planning.